Les bambaras appellent Daamu l’impression positive que l’on retire de la vue d’un être ou d’une chose et qui demeure longtemps dans le coeur et l’esprit. Daamu c’est peut-être ça la grâce. Quand tu vois l’être humain vivre, tu observes tout ce qu’il est, tout ce qui l’entoure. Quand tu sais le comprendre, tu dois le montrer avec Daamu.
Souleymane Cissé dans un entretien accordé au magazine Africultures en juin 1999
L’équipe de Daamu est engagée dans une démarche artistique éducative, créative et citoyenne.Tous nos projets s’insèrent dans le cadre du développement de l’individu, dans le respect de son lien social et de son rapport à l’universel.
Annie Nganou |
Chorégraphe, professeur de danse, danse-thérapeute
Docteur en médecine, lauréate de la faculté de médecine Bichat –Paris
Danseuse chorégraphe camerounaise basée à Bruxelles, Annie enseigne les danses orientale et africaine dans différents pays (France, Belgique, Espagne, Portugal, Suisse, Canada, Gambie, Liban, Maroc) depuis 1993.
Médecin généraliste de formation, sa passion pour la danse la mène naturellement à la danse-thérapie. Elle devient lauréate de la faculté de médecine de Bichat (Université Paris 7) pour sa thèse de doctorat sur la thérapie du traumatisme psychique par la danse orientale d'interprétation africaine.
En 1997, elle signe sa première création Impression orientale et rejoint la Compagnie Adelante à Paris pour plusieurs co-création : Le Langage des Oiseaux, Cité de Femmes, Yalla! et Yalla2.
Elle collabore avec la chorégraphe Burkinabée Irène Tassembedo et avec le centre James Carles à Toulouse.
En 2006, elle fonde Daamu Danse Compagnie à Bruxelles, afin de développer la danse-thérapie ainsi que ses propres styles de danse, nés de son expérience unique: la danse orientale d’interprétation africaine et la danse afro-orientale. Elle crée Héritage et Transmission en 2007 et Les yeux du cœur en 2008.
Sa transmission vise l’essence du mouvement et s’articule autour de deux axes complémentaires :
-la découverte de soi et son expression à travers l’expérience et le langage corporel.
-la connexion de l’homme à l’univers, l’homme incarnant à la fois totalité et partie de l’univers.
La danse est pour moi un chemin spirituel qui mène à la connaissance de soi et dans un espace où la question du sens de la vie ne se pose plus. C’est ce chemin que j’ai choisi d’expérimenter et de transmettre à travers mon enseignement et mes créations.
Isabelle se passionne très jeune pour le spectacle vivant. Elle consacre ses études à l’histoire culturelle et soutient un mémoire de 3e cycle sur Firmin Gémier et l’histoire du théâtre populaire. Spectatrice assidue des théâtres franciliens, elle se forge une impressionnante culture de la scène contemporaine dans les domaines de la danse, du théâtre et des musiques du monde. Séduite par la culture arabe, elle apprend également la langue et entreprend régulièrement des voyages dans le désert et le monde arabe.
Elle découvre la danse orientale à Paris avec Della Durlach à partir de 1999, puis les danses traditionnelles d’Egypte et du Maghreb à travers l’approche originale de Saâdiyya Souyah. En 2001, elle rejoint les cours de la compagnie Adelante et s’y investit ardemment, poursuivant sa recherche d’une qualité de mouvement tout en s’initiant aux clés de la composition. Par ailleurs, elle élargit son espace de liberté corporelle en travaillant l’esprit duende gitan auprès de Myriam Szabo, ainsi que la danse africaine et le bharata natyam.
Elle devient assistante de la compagnie Adelante auprès d’Annie Nganou en 2004 et est interprète et assistante-chorégraphe de Nada Chouaib pour Traversées, création présentée au Théâtre Royal de Marrakech en 2006 et à l’Institut du Monde Arabe à Paris (festival Orient sur Danses 3) en 2007. Sa filiation artistique avec Annie Nganou la conduit à poursuivre leur collaboration comme assistante au sein de Daamu danse compagnie. Elle est interprète et assistante-chorégraphe pour Héritages et transmission, dernière création d’Annie présentée en 2007 à la salle municipale d’Agadir et en extraits, au café littéraire Dar Cherifa à Marrakech.
Son esthétique s’affirme dans la délicatesse. A travers le geste dansé, elle explore et transmet une qualité de présence, d’authenticité et de bien-être qui rejaillit dans la vie quotidienne.
« C’est à travers mes marches dans le Sahara que se réveille en moi le besoin de danser. Elles ont nourri un désir d’ouverture à la danse africaine et d’approfondissement de ma connaissance de la danse orientale. Mes voyages, stages et spectacles de danse en Afrique m’ont permis de vivre pleinement ma danse et de repousser mes propres limites tout en me confrontant à la question du sens du geste.Je me sens métamorphosée par ma pratique de la danse qui m’ouvre à l’écoute de la sensation intérieure et au goût du mouvement global. Elle me donne à la fois le bonheur du partage et de la relation à l’Autre ».
Passionnée depuis toujours pour les arts et plus particulièrement la musique et la danse, Inge Robyn a un parcours professionnel riche qui témoigne de sa créativité et de son engagement social.
Linguiste de formation, spécialisée en littérature anglaise à l'Université libre de Bruxelles, elle complète sa formation par la psychothérapie et le conseil conjugal. Elle est l’auteur d’un mémoire sur la honte.
Elle est tour à tour éditrice de livres scolaires, organisatrice du concours musical international Reine Elisabeth, porte parole du ministre de la santé, chargée de communication aux Mutualités Socialistes, secrétaire générale d'Espace Senior, présidente d'Infor Homes Wallonie, membre du conseil Wallon du 3ème âge…
En 1997, elle découvre la danse orientale qui lui révèle l’importance des bienfaits de la liberté intérieure ainsi que la force créatrice de la féminité. Depuis lors, elle associe pratique artistique (danse, musique, céramique) et méditation. En 2005, elle décide de partager son expérience avec d’autres femmes et ouvre son premier cours de danse orientale à Bruxelles. Elle s’engage parallèlement dans des projets en faveur des femmes et de leurs droits (santé, contraception, ménopause, …)
En 2006, sa rencontre avec Annie Nganou et son enseignement la conforte dans sa recherche. C’est tout naturellement qu’elle adhère aux projets portés par Daamu et décide d’y contribuer activement en tant qu’administratrice.
Pour le futur, je souhaite approfondir mon engagement artistique, y trouver des réponses, donner et partager, mettre en lien les femmes de tous âges et de tous pays, d’en faire partager les richesses et les expériences pour un monde que je souhaite encore meilleur.
Amoureuse de la vie et de l’aventure humaine, Sylvie est titulaire d’un Master en Langues et Linguistique délivré par l’Université Libre de Bruxelles (ULB) complété par un DEA de Linguistique à l’Université de Perpignan (France). Son parcours est ponctué de belles expériences dans des pays lointains. Elle a fait de nombreux séjours en Patagonie et a travaillé comme bénévole à l’Hogar de Cristo de Santiago (Chili) où elle offrait des soins aux enfants et aux femmes sans abri. Elle sera ensuite bergère dans les montagnes en Auvergne. Parallèlement, elle publie son premier roman « Le point Vélique » en 1994 sous le nom de plume de Sylvie Adé aux éditions Le Talus d’Approche.
En janvier 2003, elle devient membre fondatrice de l'Association Espoir pour Demain (AED, site web : www.aed-bf.org), qui soutient les enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA, les femmes enceintes séropositives et les enfants en situation particulièrement difficile à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. Elle en a été successivement présidente puis vice-présidente, poste qu'elle occupe toujours. Elle organise régulièrement en Belgique et au Burkina Faso, des manifestations culturelles dont les profits sont intégralement reversés à l’AED.
Sylvie s'est passionnée pour la danse orientale il y a une dizaine d'années, vivant intensément le centrage féminin offert par celle-ci. Elle partage sa joie de danser sur scène sous le pseudonyme Souad, qui signifie «bonheur» en arabe.
Elle danse avec Annie avec plaisir et bonheur mêlés depuis 2006, touchée par son grand professionnalisme et sa créativité si personnelle. C’est tout naturellement qu’elle adhère aux projets portés par Daamu et décide d’y contribuer plus activement en tant que responsable communication, motivée par le désir de voir Daamu grandir et se développer à Bruxelles.
Selon Darwin, l’espèce humaine, très peu adaptée à son biotope, doit sa survie à la solidarité. J’ai été si souvent témoin du miracle qu’elle peut opérer que je choisis d’œuvrer à la cultiver.
Ingénieur agronome, directeur artistique de la Cie James Carles et du festival Danse à Toulouse, chorégraphe et interprète. Il crée le Jazz nouveau concept
Formé chez Alvin Ailey, au Limon Institute et à la London Contemporary Dance School, il fonde le Centre James Carlès en 1998. Directeur artistique de sa compagnie et du festival international Danse à Toulouse, il enseigne en France et à l’étranger.